vendredi 7 février 2014

Repas du 2 février - intervention de Nolwenn Clark

C’est un très grand plaisir de partager ce moment de convivialité avec vous et je tiens à remercier tous ceux qui s’engagent aujourd’hui et demain à faire vivre notre liste du Front de Gauche à Auvers et tous ceux qui nous soutiennent et nous soutiendrons.
 Nous sommes une force pour faire entendre une autre voix dans les communes de notre canton et de la CCVOI.
Une force pour contribuer à bousculer la droite, pour faire reculer le Front national, et autres identitaires à l’idéologie fasciste, une force pour ouvrir un espoir quand certains nous poussent à renoncer. 
C’est bien l’ambition qui est la nôtre avec la liste « Auvers à Gauche : l’humain d’abord » initiée par le Front de Gauche, liste de large rassemblement des forces de gauche, citoyenne républicaine et de l’écologie, autour d’une même volonté d’engager une véritable dynamique pour sortir des logiques  libérales.
Et cette dynamique se traduit par la place importante que prennent et vont prendre sur cette liste les femmes et les hommes  impliqués dans le mouvement social, le mouvement associatif, impliqués dans les luttes,  au quotidien, pour la dignité et le progrès,  dans leur quartier, leur entreprise. 
« Auvers à Gauche : l’humain d’abord », c’est un programme ambitieux, c’est la volonté politique de rompre avec les logiques d’austérité et la soumission aux marchés financiers. La volonté de replacer l’intérêt général comme priorité.
 La liste « Auvers à gauche : l’humain d’abord » c’est la volonté d’aller plus loin. Je pense par exemple à la maison médicale qui va se construir. C’est une bonne chose que d’accueillir de nouveaux médecins et autres professionnels de la santé, mais nous, nous iront plus loin en imposant une pratique conventionnée en secteur 1. Nous irons plus loin en portant notre proposition de centre de santé intercommunal à la Communauté de commune de la Vallée de l’Oise et des impressionnistes.
Nous irons plus loin en développant les transports en communs gratuits qui mettront à égalité d’accès le centre ville à toutes les Auversoises et tous les Auversois.
Nous irons plus loin sur l’ensemble des projets que nous portons en faisant participer les citoyennes et les citoyens à leur réalisation au plus proche de leurs besoins.
Il y a la situation nationale car, quoiqu'en pensent nos adversaires et concurrents il ne s'agit pas seulement d'une élection locale; la loi de décentralisation et le pacte de responsabilité et ses conséquences financières nous le rappellent.
De nombreux  électeurs, militants, ont presque honte d’affronter le regard et la colère de celles et ceux qu’ils avaient convaincu de voter Hollande au 1er tour.
Beaucoup ont depuis longtemps abandonné tout espoir et s’apprêtent à s’abstenir, ou pire à voter, par désespoir et colère,  pour la droite ou l'extrême droite.
Certains veulent encore se convaincre qu’il « n’est pas possible de faire autrement ».  qu'il faut participer à l'effort de redressement, faire des économies, des sacrifices.  « Qu’il faut attendre le retour de la croissance » pour en partager, comme le dit Hollande, les fruits. François Hollande le sait et ment quand il dit que le retour de la croissance profitera à tous.
Il ment  et il assume totalement les choix qui sont les siens et ceux du patronat.
Aujourd’hui, il n’est plus possible de suivre des gens qui viennent nous expliquer qu’après les 7 milliards pillés dans nos poches avec la hausse de la TVA, pour compenser les milliards de cadeaux au patronat, ils vont nous racketter de 36 milliards supplémentaires pour compenser la suppression des cotisations sociales patronales. Les collectivités locales vont voir la partie recette de leur budget amputée.
A toutes celles et ceux qui ne veulent plus se laisser berner, qui ne veulent pas se résigner à renoncer, la liste « Auvers à Gauche : l’humain d’abord » est la vôtre.
Peu importe d’où nous venons, ce que nous avons en commun c’est la volonté de ne pas renoncer à changer nos vies.
C’est permettre à chaque famille de pouvoir se loger dignement, à chaque enfant de pouvoir étudier, à tous de pouvoir se déplacer, avoir accès aux loisirs.
Et ce n’est pas utopique, c’est seulement faire le choix de l’Humain d’abord sur celui de la finance, des égoïsmes individuels et du clientélisme.

Ce choix nous l’assumons et j’invite toutes celles et tous ceux qui le partagent à se rassembler avec la liste «Auvers à gauche : l’Humain d’abord » (…..)


mercredi 15 janvier 2014

Article de la Gazette du 15 janvier


Santé : débat ouvert autour de l'idée d'un centre de santé intercommunal

Christine Appiani, candidate du Front de gauche à Auvers-sur-Oise, nous propose ces idées qui méritent débat et attendent vos réactions !

ACCES AUX SOINS
Les inégalités de santé s’aggravent, la pénurie de personnel s’intensifie, les mutuelles augmentent, les médicaments non remboursés et les dépassements d’honoraires explosent, conduisant un nombre grandissant de personnes subissant de plein fouet la crise économique et sociale à renoncer à se soigner.

Prochainement un cabinet médical à Auvers sur Oise ?
Nous nous en réjouissons et souhaitons engager la discussion avec les professionnels intéressés pour qu’ils garantissent à tous l’accès aux soins sans dépassement d’honoraires, c'est-à-dire qu’ils respectent les tarifs conventionnés en secteur I.
Mais une autre réponse aux besoins de santé est-elle possible ?
La médecine ambulatoire fondée sur l’exercice isolé et libéral ne séduit plus les jeunes soignants qui aspirent à exercer une médecine de qualité sans être menacés par des contraintes de productivité. Les élus, au moment où ils doivent engager l’argent public sur des projets qui ont pour objectif de réimplanter durablement des professionnels de santé de premier recours sur leur territoire, doivent faire le choix entre centre municipal de santé et maison de santé pluriprofessionnelle libérale(regroupement prévu à Auvers).



Les centres de santé ont développé une pratique fondée sur la médecine d’équipe autour d’un dossier médical commun :
Action de dépistage, de prévention, de promotion de la santé adaptés aux besoins sanitaires des populations. Ils pratiquent le tiers payant, respectent le secteur I (rompant le lien entre rémunération et productivité du praticien).
Des pratiques efficaces reconnues par leurs usagers et les acteurs de santé (hôpitaux, réseaux…) qui passent convention avec eux. Ils présentent un attrait très fort pour les jeunes générations de soignants.
Des coûts structurels, liés à leurs missions sociales et à leurs pratiques qui sont à évaluer et à prendre en charge à défaut des institutions (CNAM, ARS…) par leurs gestionnaires, municipalité, mutuelles, associations.
Ils s’inscrivent dans une démarche de service public de santé, au service des populations.
Et quand les communes ne peuvent assumer seules le portage d’un centre de santé, c’est dans un cadre pluri partenarial que des projets peuvent se monter, communauté d’agglomérations et /ou avec le soutien ou le portage d’un hôpital de service public.
Et si on en parlait ?

mardi 14 janvier 2014

Rythmes scolaires : réaction du Front de Gauche

La réforme des rythmes scolaires concerne au niveau national six millions d’élèves, dix millions de parents et 350 000 enseignants des écoles. La municipalité d'Auvers sur Oise serait bien inspirée d’écouter réellement ceux qui, parents, animateurs ou enseignants, ont travaillé ensemble sur des rythmes plus adaptés au bien-être des enfants . On observe aujourd'hui que de nombreuses communes font marche arrière et reviennent à la semaine de 4 jours faute de concertation préalable à l'application de la réforme.

En effet, une réforme de l'école ne peut se faire sans les enseignants, les parents et l'ensemble des personnels (animateurs, atsem...).
Il ne suffit pas de mots pour faire exister les choses. Les élus en charge du dossier auront beau expliquer qu'une concertation avec tous les acteurs est menée, que les commissions se sont mises d'accord et que tout va 
très bien dans le meilleur des mondes possible, ils ne changeront rien aux réalités 
du terrain, à l'inquiétude des parents comme des enseignants, 
et au mécontentement qui s’exprime. 
D’ores et déjà, dans les communes ayant appliqué la réforme dès cette rentrée, il est clair que ça marche quand les moyens sont là, quand les animateurs 
sont qualifiés et en nombre suffisant, quand les parents et les enseignants ont été préparés, quand les activités proposées dans le temps périscolaire sont de qualité 
et ne se bornent pas à reproduire les inégalités culturelles entre riches 
et pauvres. 


Au lieu de mieux répartir les temps d'apprentissage, cette réforme réduit le temps pris en charge par le service public d'Education Nationale et délègue une partie de ses missions aux collectivités locales. 

Le Front de Gauche d’Auvers sur Oise demande : 
  • l’obtention d’un vrai consensus sur les modalités d’application de la réforme,
  • une réflexion de fond pour un périscolaire de qualité garantissant un statut et une formation à tous les animateurs.